Random Article

 
A voir
 

 
6
Posted 8 juin 2011 by webguy06 in Esotérisme
 
 

Egrégores…


Merci à René, avec lequel nous avons partagé de bons moments d’amitié et fraternité… Il nous offre ce beau travail sur un thème qui en interpelle plus d’un. L’Egrégore…
Il est vrai que l’on passe souvent “à côté”, qu’on le perçoit sans toujours l’atteindre… Mais de quoi s’agit-il? Voyons ce que nous en dit René.

«Oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux, pour des Frères, de demeurer ensemble». «C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement». «C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les Montagnes de Sion, car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie pour l’Éternité».

Le psaume 133 dit que l’union des prêtres est aussi agréable que l’est la rosée du mont Hermon qui descend sur le mont de Sion. Hermon est le nom général d’une montagne qui a plusieurs coteaux, dont l’un est appelé Sion. Ainsi la rosée du mont Hermon descend sur le coteau de Sion, qui lui est joint, comme l’huile de senteur descend de la barbe d’Aaron sur le collet de sa tunique.

Le mont Hermon est également évoqué dans le livre d’Hénoch, apocryphe du 2ème siècle avant JC.
Le prophète Hénoch, fils de Caïn et père de Mathusalem, évoque des anges, qu’il nomme égrégores, lesquels restent éveillés sur le mont Hermon.

Ces anges sont les recteurs des six directions de l’espace cosmique : Nord, Sud, Est, Ouest, Zénith, Nadir.  Ils attendaient sur le mont Hermon de pouvoir posséder les filles des hommes, les filles de Seth, lui-même fils d’Adam, afin d’engendrer des géants.

 

 

  • ·        Les différents niveaux de manifestation égrégorielle :

 

La plupart des légendes fondatrices font état d’alliance ou même d’union entre les humains et l’au-delà, entre le visible et l’invisible, entre les hommes et les dieux antiques, mais elles font surtout référence à un royaume intermédiaire entre Terre et Ciel, humanité et divinité, et c’est là probablement que doivent se chercher les égrégores. Nous vient alors naturellement la figure de l’ange comme médium entre Dieu et les hommes, comme messager de Dieu auprès de nous.

Le véritable mot « egregoros » d’origine grecque, signifie bien «veilleur », attribut depuis la nuit des temps des anges gardiens ou des saints, par définition proches des préoccupations des humains qu’ils sont chargés de protéger et d’instruire, d’éveiller.

Si nous prenons au sérieux l’enseignement de l’église, nous sommes tout à fait autorisés à appeler  des anges, par la médiation desquels l’esprit divin nous manifeste sa propre présence.

Cependant, si « l’Ange » est pour beaucoup le principal modèle référentiel du monde spirituel, la représentation de ce monde intermédiaire peut revêtir bien d’autres formes archétypales comme le Grand Architecte de l’univers, Dieu, la mère du monde, le Plan divin, les douze constellations du zodiaque, les seigneurs du Karma, les quatre éléments, les règnes de la nature, les nombres symboliques, Shambhala, le Christ, le Bouddha, etc…

Nous pouvons appréhender certains effets de ces archétypes quand ils entrent en relation avec le genre humain, mais en dehors de ce cas de figure, notre connaissance de leur réalité intrinsèque est restreinte malgré que nous dépendions d’eux et qu’ils orientent notre destinée.

Il y a également une autre sorte d’égrégore, non archétypale, plus fonctionnelle et donc de ce fait plus accessible à notre compréhension.

L’égrégore va ainsi être introduit en occultisme pour personnifier les forces physiques ou psycho-physiques non surnaturelles en forme d’être collectif,  agrégat de forces constituées de courants vitaux, émotionnels, mentaux et spirituels, selon la qualité vibratoire de cet être collectif.

Il s’agit, dans sa plus simple expression, d’un esprit de groupe à la fois dans son aspect conscient et subconscient, formé tant par la pensée que par la sensibilité collective.

Cette forme d’égrégore relève directement des lois du vivant et en est la manifestation naturelle.
Il peut être perçu comme la résonnance vibratoire émise par la psyché d’un groupe de personne vibrant sur une note déterminée. On le qualifie quelques fois de « forme-pensée ».
Cette forme-pensée est chargée de l’énergie émotionnelle provoquée par tous ceux qui lui sont liés.
Pour peu que certains éléments du groupe connaissent les mécanismes psychiques qui la composent, ceux-là auront les clefs qui permettront de la diriger sur n’importe quel objectif de leur choix. La seule intention déterminera l’utilisation du juste ou de l’injuste dans cette trajectoire.

On le voit, cet égrégore là n’est ni régi par l’éthique, ni par la morale; il peut être malsain et destructeur comme il peut être bienfaisant et exultant. Sa seule condition basique est un sentiment d’appartenance entre les membres qui l’alimentent.

Et, étant une émanation de l’activité humaine sur un plan sensible, ces égrégores sont tributaires de la qualité de conscience de leurs membres. Si par exemple, les objectifs et les orientations personnelles de ces derniers sont de nature matérielle, les égrégores, leurs doubles subtils, vont manifester des intérêts analogues.

Il réside un autre danger, en particulier lorsqu’il s’agit d’occulte ou de religion, lorsqu’un collectif demande la dépendance totale de l’individu à l’égrégore. Là, on entame une descente aux enfers. C’est une des raisons pour laquelle certains leaders fort sages éviteront le culte de la personnalité et demanderont à chaque membre de penser et agir de manière individuelle, non pas que le respect et l’amitié doivent être prohibés, mais que l’admiration du disciple vis-à-vis du leader comporte un danger. Si l’objet de cette admiration est sage et compréhensif, la relation sera de grande valeur, mais trop souvent, on se retrouve devant des déséquilibrés à l’ego surdimensionné et là, l’égrégore peut empoisonner, voire gangrener le groupe.

En règle générale, l’égrégore sera construit autour d’une personne ou d’un groupe de personnes et au fur et à mesure de l’accroissement numérique et fidélisé du groupe, la puissance et les champs d’action de l’égrégore croîtra, mettant en place un effet de réciprocité : chaque membre verse son énergie dans l’égrégore mais, en part égale, chaque membre reçoit l’influence accrue du groupe dans son entier.

La théorie des systèmes dit en effet que la force résultante d’un ensemble est supérieure à la somme des forces des parties de cet ensemble. La capacité  collective est d’une amplitude impossible à atteindre par l’ensemble des individus pris séparément, à l’image de la solidité d’une corde au regard de la fragilité des filaments qui la constituent.

Les mêmes lois régissent en effet le monde matériel et le monde psychique.

On sent présente cette formation psychique dans les endroits où pendant de longues années des êtres se sont réunis dans une même pensée, comme les édifices sacrés, ou des sentiments très fervents ont été exprimés par les mêmes mots aux mêmes heures.

 

Plus ces égrégores sont alimentés par les idéaux, pensées et idéaux des groupes qui les ont créés, plus leur rayonnement s’étend. A l’opposé, moins ils sont nourris, plus leurs forces s’affaiblissent. C’est ainsi que les égrégores courants se créent, se développent, puis s’anémient et disparaissent.

 

  • ·        Egrégore spirituel et initiatique :

Le collectif n’a cependant rien de transcendant en soi par apport à l’individuel contrairement aux influences spirituelles qui sont d’un tout autre ordre, le supérieur ne pouvant procéder de l’inférieur.

Ainsi, lorsque plusieurs personnes s’unissant autour d’une idée ou d’un projet, enfantent en quelque sorte des égrégores, créatures naturelles ou entités psychiques, ceux-ci ne peuvent se manifester que dans des domaines étrangers à l’initiation. L’Egrégore, pensée collective polarisée, ne doit donc pas être confondue avec le rattachement initiatique.

 

En effet, même si chaque collectivité  dispose d’une force d’ordre subtil constituée par les apports de tous ses membres présents ou passés, ces effets restent d’ordre matériel et ne peuvent en aucun cas être confondus avec l’influence spirituelle qui provient de l’esprit.

Aucun homme ne peut d’ailleurs être leader d’un égrégore relatif aux activités de l’âme, ni même inventeur de celui-ci, puisque intrinsèquement, ce type d’égrégore là n’est pas du domaine de l’humain mais du divin.

Autrement dit, l’égrégore initiatique n’apparait et n’influence tel ou tel rassemblement que selon son bon vouloir. Toutefois, ledit groupe peut créer un terrain favorable à son éclosion et faire appel à sa protection en toute liberté, selon la volonté collective, pour qu’il l’aide, le conseille et l’inspire, mais il ne peut commander à sa venue.

Considéré du point de vue gnostique, cet égrégore apparaît bien comme une émanation de l’univers divin, il provient de la conscience du mystère divin. Il est l’émanation du souffle de vie, le « prana », de la conscience cosmique, il est l’énergie sacrée de l’univers. Il englobe un groupe et lui permet d’être éveillé et stimulé de manière très intense. Selon le théologien Valentin d’Alexandrie, l’égrégore serait la « sophia » elle-même, une sagesse divine permettant d’éclairer chaque individu afin de lui permettre d’accéder à une véritable renaissance de l’âme.

Ce n’est donc pas le groupe de Frères réunit sur le même niveau qui fait l’égrégore mais bien l’Esprit qui descend sur l’assemblée. C’est lui seul qui l’irradie, qui l’inspire, qui la fait respirer, méditer ensemble, réunir en un seul rayonnement collectif chacune de ses prières individuelles. L’égrégore vient d’en haut, de l’intemporel, de l’éternel et il descend sur une assemblée qui s’est réunie dans un objectif commun, un peu comme le feu du Saint Esprit sur les apôtres de Jésus à la Pentecôte.

Il fait ainsi penser à l’exhortation selon l’évangile de Mathieu : « Je vous le déclare encore, si deux d’entre vous se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux. Car là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.

C’est de la concentration de pensée de plusieurs priants rassemblés en vue d’une convergence recherchée, de leur capacité commune d’être accumulateur d’énergie, que se forme un lieu où l’égrégore va pouvoir émerger.

On peut ainsi s’interroger sur les mécanismes qui permettent à un rassemblement de personnes d’attirer ces égrégores supérieurs. Des analogies peuvent s’établir avec les techniques connues de concentration mentale et d’invocation. On songe aux moines récitant par cœur à mi-voix des versets des Ecritures, aux prières vocales du moyen-âge, à la « prière du cœur » en occident, au « dhikr » des soufis, à la pratique des mantras chez les Tibétains par exemple. En maçonnerie aussi, des formules sont répétées à chaque tenue, afin d’obtenir une nécessaire fixation du mental, dans le but de favoriser l’éclosion d’une ambiance porteuse et favorable. 

La force de cohésion d’un groupe qui entretient des relations fraternelles depuis quelques temps, la régularité des réunions, le degré d’implication et l’intérêt de chacun vis-à-vis de travail sont autant de pré requis nécessaires à la manifestation de l’Egrégore.

Il est également impératif que la force de cohésion de chacun des membres soit maitrisée et orientée. Il est donc indispensable d’apprendre à travailler en formation de groupe, tout en permettant à chacun d’assumer tour à tour le rôle de leader.

Par-dessus tout, le développement spirituel inclut également la notion de responsabilité par rapport au collectif. Est spirituel tout ce qui tend au partage, à la communion, à l’acceptation, à la compréhension, à l’écoute, à la vigilance, à l’ouverture vis-à-vis du monde environnant.

Pour cela et pour que l’osmose se fasse, il est essentiel que chacun des participants oublie sa personnalité et fonctionne au niveau de son « Soi ».

De ce fait, les difficultés, les tensions, les différends susceptibles de se manifester entre les êtres cessent d’exister.

Lorsqu’une fraternité devient agissante de chacun à chacun, alors dieu sait quoi d’indéfinissable descend parfois sur l’assemblée, comme des anges peut-être ?. Comme si le groupe d’officiants devenait fort et UN par la certitude de son unité de vue et d’espérance.

 

  • ·        Egrégore et Franc-maçonnerie :

Lorsqu’une loge se crée, sa dimension collective, les intentions communes de ces membres, la cohésion de leur projet vont immanquablement activer son double psychique, son égrégore.

La force de son égrégore ne va pas dépendre directement du nombre de ses membres. Un petit atelier animé de ferveur peut irradier tout autant qu’un grand groupe moins soudé. C’est la qualité et l’intensité de l’alignement intérieur du groupe qui fait la différence. Un égrégore sans cesse vivifié, sustenté et entretenu, verra sa force, son influence et son efficacité s’accentuer. Il s’épanouira, attirera sûrement de nombreuses personnes et prendra de l’importance. Par contre, un égrégore dont les membres participent de manière aléatoire au travail, n’attirant pas de nouvelles recrues, sera peu nourri et parviendra donc difficilement à atteindre ses objectifs.
Soumis à des tensions importantes, et face à des contraintes d’origine diverses, cet égrégore s’il est fragile, pourra se désagréger aussi aisément qu’il s’est constitué.

Pour toute loge maçonnique, la marche vers la lumière de l’Orient  nécessite donc à la fois de maintenir voir de faire progresser la cohésion de ses membres autour d’une même et pure intention, et renforcer ainsi son égrégore psychique, mais aussi, et grâce à celui-ci, d’œuvrer pour se connecter à l’Egrégore initiatique suprême, celui du Plan divin.   

Ce contact se réalise par l’intermédiaire du sous égrégore maçonnique, car, comme l’explique le métaphysicien René Guénon, si le rattachement à une organisation initiatique de type FM peut avoir des effets d’influence spirituelle, c’est parce que celle-ci est dépositaire de quelque chose qui est lui-même supra individuel et transcendant par rapport à la collectivité.

L’origine de l’Egrégore maçonnique se perd dans la nuit des temps. Suivant les époques, cet égrégore s’est manifesté sous des formes différentes. La maçonnerie opérative, celle des corporations, du bas et du haut Moyen-Âge, qui a contribué à bâtir les abbayes puis les cathédrales, est une émanation de cet égrégore originel dont nous connaissons peu de choses.
Autant dire que ce qui vitalise cet égrégore est d’une amplitude phénoménale, si ce n’était le cas, la Maçonnerie aurait disparue depuis longtemps.

Une loge maçonnique va donc naturellement fournir un cadre approprié permettant à une assemblée de Frères d’accéder à cet égrégore suprême.

L’ensemble formé par la disposition du Temple, les emblèmes et symboles, l’éclairage et surtout l’exécution  du Rituel concourt à la formation de l’Egrégore. Le Président, les officiers et tous les participants, par leur concentration, leur attitude, la précision de leurs gestes et des paroles, avec leur volonté et leur pensée créatrice orientée, vont former une entité psychique collective qui sera apte à recevoir l’égrégore maçonnique pour bénéficier de ses bienfaits et de sa protection.

Le port des vêtements sombres et les décors du degré marquent la différence entre le profane et le sacré. La circulation dans le sens de la marche du soleil, en marquant régulièrement un temps d’arrêt, permet à l’Initié d’établir le contact avec la source égrégorielle. Les signes d’Ordre constituent des gestes de protection contre les impuretés. Les gants blancs symbolisent la pureté du cœur et des sentiments et facilitent ainsi la communion psychique. Dans la Tradition, la pureté désigne un état du mental obtenu par le détachement des sollicitations du monde profane.

 

L’invocation au Grand Architecte de l’Univers, en présence du Volume de la Loi Sacrée ouvert, est la partie la plus importante du Rituel. Dans l’Atelier, les Initiés forment une entité spirituelle puissante. Ils ont franchi la porte de la mort à la vie profane pour renaître à la vie spirituelle. Pour qu’un contact puisse s’établir entre eux et la force égrégorielle, un climat favorable doit être créé.

L’invocation invite chacun à faire le silence en lui même pour atteindre un état de réceptivité intérieure afin de permettre au courant spirituel de le pénétrer.

L’invocation est une sorte de mise en condition sur une longueur d’onde cosmique afin que l’Esprit du Principe Créateur descende sur les travaux impersonnels de l’Atelier. Il ne faut pas la confondre avec la prière qui est une demande personnalisée émanant de l’homme pour monter vers Dieu.

Dans l’invocation, le courant fluidique descend pour venir soutenir les Initiés dont les actes rituels se réclament de lui.

 

C’est pourquoi le Rituel doit être exécuté selon un rythme régulier, écouté, vécu dans le silence en considérant l’acte qui s’accomplit comme un acte sacré qui conditionne la venue de l’Egrégore.
Alors, l’Atelier devient un endroit où l’on peut percevoir la pensée nouvelle.

 

De fait, la cérémonie d’initiation semble placer l’apprenti, les yeux bandés, sur un plan particulier, elle le met en contact avec l’égrégore suprême d’une initiation universelle, multiforme mais une.

Il y a dans une tenue maçonnique des moments plus particulièrement propices à cette jonction fluidique entre le corps maçonnique constitué et l’esprit maçonnique dégagé des loges matérielles.

Dans notre rite, ce moment est sans doute à la fin de la tenue, lorsque les frères se retrouvent sur le même niveau et que le VM invoque pour la loge la bénédiction de Ciel, l’amour fraternel et toutes les vertus morales et sociales.

Cette invocation a pour but de remplir auprès du Maçon le double rôle de bouclier protecteur et d’appareil récepteur d’influences bénéfiques.

Pour aboutir à ce résultat, il nous est indispensable de retrouver à chaque réunion l’harmonie que le Rite York propose à ses membres. Cette harmonie ne peut se créer automatiquement. Pour la réveiller, les travaux sont ouverts par l’exécution du Rituel dont le but est de renforcer la cohésion des participants. Ainsi se produit une force qui unit tous les membres et forme l’Egrégore de l’Atelier.

 

Il convient donc d’être particulièrement attentif à la qualité vibratoire émise par notre atelier.  Cette attention doit être collective et permanente de sorte à prévenir au plus tôt et avec la maximum d’efficacité les influences extérieures négatives que serait amener à subir l’un d’entre nous, voir l’atelier lui-même.

En ces temps très pénibles qui secouent notre Obédience, ces influences sont particulièrement dangereuses et préjudiciables aux égrégores des Loges, comme elles le sont évidemment à l’égrégore  de notre Obédience.

 

Il nous faut bien sûr réagir positivement par apport à tout cela, de sorte à sauvegarder notre égrégore. Les dangers d’une réaction inappropriée à ces manifestations négatives sont extrêmes, parmi eux, le plus insidieux serait de se laisser aller à des sentiments de haine, de colère, de rancune et de ressentiment.

Bien qu’humaines, ces pulsions pourraient avoir pour effet la mise sous influence de notre égrégore par un égrégore restrictif voir malveillant, mécaniquement attiré par cette concentration de bas instincts et de passions nuisibles.

 

Les pare-feux sont toujours de même nature, courtoisie sans défaut, respect de l’autre dans ses différences, incorruptibilité éthique et sociale, ferveur et intensité de nos travaux et, surtout et par-dessus tout, plaisir de se retrouver, fraternité, gaité et humour.

 

Le devoir qui s’impose à chacun d’entre nous est donc essentiel. Non seulement l’assiduité est un minimum requis, mais la participation active aux travaux de loge est un facteur primordial de cohésion du groupe.

 

Enfin, la pensée collective n’existe que si nous collectons la pensée de chacun.

Et pour espérer pouvoir vivre cette « communion » et construire ainsi un vrai temple maçonnique, il nous faut absolument apprendre à comprendre l’autre, à lui consentir notre confiance et à l’aimer simplement sans rien attendre en retour.

Pour cela, nous devons chacun individuellement réussir à davantage oublier notre « moi », à le taire car il nous empêche, par son bruit incessant, d’entendre l’autre et de percevoir l’Unité à travers lui.  

 

Pour notre loge, il pourrait s’agir de nouveaux défis qui donneraient encore plus de sens à notre engagement et à nos aspirations.

Ceux qui ont choisi de rester à Jean de Patmos et de continuer l’aventure ont fait preuve de courage et de détermination car ils sont lucides des difficultés que nous aurons encore à affronter, mais, ce qui guide leur décision émane de leur nature supérieure. En définitive, ils réalisent en effet un acte de foi et d’amour envers les hommes en général et leurs Frères en particulier.

 

Pour revenir à l’étymologie grecque du mot « veilleur », chacun d’entre nous doit donc désormais « veiller » à nourrir davantage, de ses meilleures aspirations, pensées et sentiments, la « dimension égrégorielle » de notre édifice, tout en « veillant » bien sûr au respect de ses engagements maçonniques, dont l’un des plus beaux d’entre eux, celui qui consiste à « veiller » sur ses Frères, continuellement.

 

Ainsi et à ces conditions, sur l’assemblée réunie en loge sur le même niveau en fin de tenue, pourra descendre la bénédiction du Ciel, comme la rosée du mont Hermon.


webguy06

 


6 Comments


  1.  
    jabelthai

    Bonjour a tous et merci a Rene.
    Ma (petite) pierre sur le travail que tu nous proposes.
    L’egregore, dis-tu, est la “resonnance vibrative d’un groupe de personne vibrant sur une note determinee”.




  2.  
    jabelthai

    Bonjour a tous et merci a Rene.
    Ma (petite) pierre sur le travail que tu nous proposes.
    L’egregore, dis-tu, est la “resonnance vibrative d’un groupe de personne vibrant sur une note determinee”.
    A mes yeux, tout est la! tout est dit!
    Dans un orchestre ou chaque instrument( ou groupe d’instruments) joue sa partition en accord avec celle des autres, qu’obtient-on? Une harmonie! Une harmonie qui depasse par les mille vibrations de la musique ainsi creee les harmonies propres a chaque instruments composant l’orchestre.
    Cela parait simple! Et pourtant deux conditions necessaires et indispensables sont requises :
    1) Que chaque instruments joue “harmonieusement” ( a mes yeux cela veut dire sincerement, ,loyalement) sa propre partition
    2) Que cette partition soit ecrite…Mais par qui?

    Encore merci pour ce travail remarquable




  3.  
    Hanta

    l’égrégore c’est aussi l’âme collective qui anime les soeurs et frères en vivant collectivement et solennellement le rituel au temple.
    J’ai dit




  4.  
    Admin de Laparolecircule

    Jabelthaï me permet de souligner l’importance que revêt le travail du F Harmoniste en Loge. En effet, la musique quand elle est au “diapason” de la cérémonie et des FF, contribue à “générer” ce que dans un langage moderne nous appelerions une “bonne vibration”…
    James Brown disait: “-I feel good…” et aussitôt l’envie nous prend de danser.
    Dans ces instants où l’on se sent “porté” par une force invisible (on danserait bien jusqu’au bout de la nuit…)l’égrégore a selon moi toute sa signification car loin de s’isoler dans une bulle, chaque participant, se met à “vibrer” en même temps que l’autre…
    Réminescence de nos traditions ancestrales, encore visibles en territoire plus ou moins sauvages… Masaï et autres peuples se plient naurellement à ces rituels qui les rendent forts car unis!!!
    C’en est “envoutant”! heu… étoilée la Voute bien sûr!
    Bon je retourne au boulot…
    Merci pour les commentaires et autres participations.
    WebGuy




  5.  
    Charles CARUSO

    Le Travail maçonnique ne peut s’exercer sans l’Ouverture des Travaux et tout s’ordonne suivant la spécificité du Rituel et à la fin des Travaux, c’est au moment de la Chaîne d’Union que l’Egrégore prend toute sa densité. D’ailleurs à quoi servirait la Chaîne d’Union sans l’Egrégore ??? L’Egrégore est le seul véhicule de la communion spirituelle de tous les Frères réunis dans le Temple.
    Merci à René pour son Travail. Bises x 3 et A + Charles.




  6.  
    Solange

    Approche remarquablement intelligente et connaissante. J’ai un rare plaisir à avoir decouvert ce blog.
    Je me permets de mettre une adresse pour apporter ma pierre par un travail buriné sur la planche il y a déjà quelque temps : http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-650975.html
    Fraternellement





Leave a Response