Random Article

 
A voir
 

 
1
Posted 20 décembre 2010 by MB in Franc-Maçonnerie
 
 

Le triangle 3, 4, 5.


C’est en empruntant le sentier qui mène à une contrée où règne encore le souffle de PYTHAGORE et  de son école que se découvre après quelques  sinuosités un palais de cristal dont la forme est symbolique.

Sa base  représente un triangle rectangle dont les côtés mesurent 3, 4 et 5. C’est à l’aide de ce triangle que l’on peut vérifier la fameuse formule : « la somme des carrés des 2 côtés de l’angle droit, est égale au carré de l’hypoténuse. C’est-à-dire 3×3 +4×4 = 25, puis racine de 25 égale 5, ce qui donne la longueur du plus grand côté. C’était la minute mathématiques, mais je vous promets qu’il n’y en aura plus d’autres par la suite !

Cette théorie va me servir de support pour développer le cheminement que j’ai effectué pendant mon compagnonnage.

—————————————-

Chaque côté de ce triangle est bordé d’un jardin parfaitement carré dont les côtés mesurent respectivement 3, 4 et 5.

  • Le premier jardin de côté trois, est un jardin planté d’Oliviers. Au dessus de la grille d’entrée est inscrit: « Temps d’assimilation ».

C’est aussi le petit côté de l’équerre, le côté horizontal, qui à mes yeux symbolise le Travail sur soi et  le deuxième voyage du compagnon où il approche 3 des 7 arts libéraux.

  • Le deuxième jardin de côté quatre, est un jardin planté de grenades. Au-dessus de la porte en bois on peut lire : « temps du réveil  ».

C’est aussi le côté vertical de l’équerre, celui qui s’élève. Il correspond au troisième voyage et à la rencontre du maçon avec les sciences et le monde extérieur.

  • Le dernier jardin de côté cinq est un jardin où trône une fontaine. Au-dessus d’une lourde porte en fer, on déchiffre : « temps du jugement et de la réflexion ».

C’est le temps, du retour sur soi même, de la descente intérieure.

Au cours des 2ème et 3ème voyage, nous approchons les 7 arts libéraux. Trois, que l’on appelait trivium étaient réservés à la grammaire, rhétorique et dialectique, tous 3 destinés à l’homme et à son perfectionnement, puis quatre, appelés quadrivium :  l’arithmétique, géométrie, musique et astronomie, tournés cette fois, vers le monde et la connaissance.

Ceci correspond au cheminement du compagnon, c’est-à-dire mieux se connaître : continuation naturelle de l’apprentissage. Mais aussi, tourner son regard vers l’inconnu, s’enrichir de multiples expériences au contact de la nature et de ses mystères d’une part et, profiter de la diversité de la mosaïque humaine d’autre part. Essayer de mieux comprendre notre place dans  l’Univers.

Le palais lui-même, est un enchevêtrement de volumes harmonieux, composé de  polyèdres et de sphères. Ils s’empilent les uns sur les autres pour tenter de gagner le ciel.

Ces volumes sont pour moi, les mondes de l’en haut que l’initié va découvrir au cours de son voyage terrestre. Au delà du monde physique et matériel où l’Homme se trouve soumis aux lois physiques et biologiques, l’Homme accède au monde des idées grâce à sa connaissance. De palier en palier, de niveau de conscience en niveau de conscience, l’initié remonte vers des mondes de plus en plus spirituels.

Je ne possède pas la clé de ce palais, mais instruite du symbolisme de l’équerre, je choisi de pousser en premier la grille du jardin des Oliviers, celui de côté 3 ou le petit côté de l’équerre et, m’y installe confortablement adossée au dos d’un très vieil  olivier.

J’ai terminé depuis quelques mois ma planche d’élévation : « que la joie soit dans les coeurs ». Je suis « jeune compagnon » !

Trois questions me viennent à l’esprit.

Qu’ai-je vécu ?              Qu’ai-je appris ?                 Qu’ai- je compris ?

Je réfléchis longuement avant de répondre à ces trois questions.

Ce que j’ai vécu, je peux l’appeler, une lente descente aux  enfers. C’est-à-dire le désordre et le chaos de mon âme. Plus précisément il y avait la franc-maçonnerie d’un côté et moi de l’autre. Elle avait ses règles et moi les miennes.

J’ai eu du mal à les accueillir dans le fond de mon cœur et à me les approprier.

« -Le but du pythagoricien, est de tendre vers l’harmonie intérieure et de réaliser la grande harmonie » ! Enoncer un tel principe est facile, sa réalisation est toute autre !

Ce but, l’ataraxie,  nous l’avons déjà évoqué dans ce temple lors de la planche de notre frère Jacques : « sur les voies de l’ésotérisme ». Pour l’atteindre, d’autres voies sont possibles, d’autres chemins mènent aussi à « cette connaissance Universelle ».

C’est l’avantage merveilleux de la démarche du franc-maçon qui nous laisse le choix et nous encourage à faire cohabiter les différents apports de tous les courants.
Au fil du temps j’ai donc appris que le but du franc-maçon, comme celui du pythagoricien, du kabbaliste et des initiés en général est de tendre vers l’harmonie intérieure en vue de réaliser la grande harmonie à travers la connaissance, l’entre aide, et l’amour entre ses membres.

Là est le secret !

Je remets de l’ordre dans mon désordre et pleine de courage, je continue les recherches qui me passionnent mais en toute liberté, en pleine sérénité !

Cette nouvelle compréhension se traduit par des remises en question plus légères, des doutes sur moi moins fréquents, je me sens rassurée sur  le chemin à suivre, et enfin j’ai une plus grande confiance envers les autres.

En arrivant en franc-maçonnerie j’ai voulu agir, avant d’avoir réfléchi mûrement dans le silence paisible du repos.

Le silence et l’observation, m’auraient permis de mieux comprendre et mieux analyser la situation.

Je n’ai pas eu la patience d’apprendre correctement avant de commencer à prendre des initiatives.

J’ai compris qu’il fallait d’abord que j’aille vers moi en priorité. Que je me serve du fil à plomb comme guide, comme axe spirituel, suivant mon intuition et mes méditations .Que j’écoute mes propres voix,  retrouve mes racines et,  ma propre lumière.

Que j’aille au plus profond de moi-même, là où se révèlent les vrais désirs mais aussi les angoisses les plus diffuses à la limite de l’inconscient. Que je profite de ma seconde naissance, pour quitter les habitudes, et les désirs anciens, le conditionnement, les attaches, les liens qui étaient ma prison quotidienne.

De tout laisser pour prendre un nouveau départ.

Une fois ce travail sur soi entamé, sans qu’il soit nécessairement achevé j’ai quitté ce jardin, qui m’a fait comprendre que mon but était : « d’aller vers moi », pour diriger mes pas vers le deuxième jardin : « le jardin des grenades », de côté quatre, et dont l’inscription : « le temps du réveil » indique, que même si je suis encore un jeune compagnon il est temps de voyager pour connaître le monde profane de prendre conscience qu’il faut maintenant se tourner vers les autres, ses frères.

J’en ai pris conscience au cours de mon troisième voyage devant le plateau  du deuxième surveillant, qui me présentait le Quadrivium ou les 4 sciences. A l’aide de ces sciences une meilleure compréhension de l’univers m’est permise, des portes s’ouvrent.

Arrivée à ce stade :    qu’ai-je compris ?          Qu’ai-je appris ?     Qu’ai-je vécu ?

Le but du jeune compagnon, est donc d’arriver à tailler sa pierre brute pour en faire une pierre polie. Des outils me sont proposés. Au ciseau et au maillet viennent s’ajouter, la règle et le compas qui me sont particulièrement chers, car je les utilise dans ma vie de tous les jours.

La règle est l’outil que l’on utilise, pour tracer des lignes droites sur du papier. C’est avec la règle que l’enfant entame son premier cours de philosophie. On lui explique, qu’avec une règle on ne peut tracer qu’une portion de droite, car par définition la droite est un ensemble de points alignés s’étendant à l’infini  dans les 2 directions. C’est pour l’élève une première approche de l’infini. Il se pourrait cependant, qu’à un certain moment cette droite se courbe… Mais ceci est une autre histoire.

Les maçons bâtisseurs se servent eux aussi d’une règle pour vérifier si un mur est droit ou plutôt si un sol est plan.

Graduée, on peut s’en servir pour mesurer des segments ou des cordes pour reporter des longueurs dans ce cas, la règle  travaille en complémentarité avec le compas. Avec une règle on peut donc tracer toutes sortes de polygones, à condition de l’associer avec son complément le compas.

En franc-maçonnerie quel est l’utilité de la règle ?

Si la règle est graduée en 24 pouces, elle symbolise probablement les heures de la journée, et le partage de celle-ci entre le travail et le repos. Au temps des bâtisseurs de cathédrales la journée était coupée en 4 parties de 6 heures chacune comme suit : 6 heures pour dormir, 6 heures pour servir Dieu, 6 heures pour aider un frère, 6 heures pour bâtir.

Si c’est une règle non graduée, elle  sert à vérifier les arêtes, la planéité d’une surface, l’alignement des pierres,  l’apprenti la tient dans sa main droite  quand il effectue ses deuxième,  troisième,  et quatrième voyage.

C’est un outil indispensable au compagnon présent dans les 3 voyages, il symbolise les directives données au compagnon : Concevoir, exécuter, et vérifier.

La règle définie la rectitude, la régularité. Elle impose une ligne de conduite à tenir.

Pour moi cette ligne de conduite est la suivante :

Respecter les 5 points de la méthode de compagnon. Je les interprète ainsi :

  1. 1. Savoir me limiter dans mes propos, laisser des portes ouvertes pour ouvrir un dialogue constructif.
  2. 2. Peser mes mots, en connaître parfaitement la signification. Garder une grande honnêteté intellectuelle.
  3. 3. Rester fidèle à moi- même, sans gêner les autres.
  4. 4. Rester droite, ne pas plier sous le poids des événements de la vie.
  5. 5. Regarder les autres « droit dans les yeux », sans tricher, ni mentir. Avoir le courage de mes actes. Être le plus sincère possible.

Mais, peut-être que la règle  à une signification plus cachée ? En effet la règle est accompagnée du compas dont les branches vont s’écarter au fur et à mesure des expériences réalisées par le compagnon jusqu’à devenir règle à son tour, prouvant par là, que le chemin spirituel parcouru lui permettra de frôler l’infini du bout des doigts.

J’ai compris que je pouvais être en harmonie avec mon moi le plus profond et l’idéal maçonnique .Cet idéal  étant de contribuer au bonheur de chacun, ce qui se réalise quand l’être humain a réussi à harmoniser son corps, son âme et son esprit, à lisser toutes ses aspérités.

J’ai compris que je devais utiliser la règle qui va m’édifier en me faisant passer de la pierre brute à la pierre polie, celle qui confère au maçon équilibre et harmonie.

De façon plus universelle, nous sommes tous reliés par une même LOI, qui est un ordonnancement rigoureux des valeurs, une correspondance occulte, entre le cosmos et l’homme, entre ce que nous pouvons voir et les sensations que nous en éprouvons. Nous sommes tous différents mais une même motivation nous unit : construire notre temple intérieur.

Or une telle construction, ne peut exister, qu’en vertu d’un principe, d’une règle. Vous l’avez devinée : c’est la règle d’or, ou, nombre d’or.

Un artiste, trouve d’instinct la juste proportion, sans règle, ni compas.

Il la devine, il la flaire, car il est lui-même issu de cette règle d’or.

Cela n’a pas empêché, Léonard de Vinci, de vérifier son instinct, et de calculer, cette proportion, conformément à la règle d’or !

C’est exactement la même chose pour construire son temple intérieur, des outils sont nécessaires pour révéler ou réveiller la partie spirituelle de la majorité d’entre-nous, mais les initiés peuvent bénéficier de cet éveil sans qu’aucun outil ne leur soit nécessaire. Ils baignent naturellement dans la quiétude de l’âme et sont capables de se mettre en condition pour que l’intuition se manifeste.

Dans ce jardin, de côté quatre, le quatrième pas, du compagnon m’intrigue.

Les trois temps de l’apprenti, continuent par le quatrième et le cinquième pas du compagnon, ce qui par analogie, signifie que l’apprenti, ne doit avancer, que dans une seule direction, et n’avoir qu’une seule préoccupation : s’occuper de lui-même, en regardant les autres.

Le tracé au sol est simple : un petit segment de trois pas : une ligne. À la marche de l’apprenti, on ajoute un pas de côté le quatrième pas, puis un retour à l’alignement.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Le passage de la ligne au plan, car il y a 2 directions !

Avec ce quatrième pas, le compagnon plus aguerri, peut tenter ses propres expériences, aller vers autrui, explorer le monde, s’enrichir de nouvelles connaissances, tout en continuant de progresser sur son propre chemin. A la suite d’une discussion avec mon frère Jacques, j’ai adopté son point de vue sur le sujet, je vous le livre : le quatrième pas, permet au compagnon de sortir du cadre et de regarder le chemin parcouru vu de l’extérieur, et de juger ainsi de sa qualité ou de sa rectitude, j’aime cette interprétation, mais elle n’est pas de moi !

Je suis dans le carré de côté quatre, mais ce nombre est peu utilisé dans la loge.

Qu’en est-il au juste ?

Au trois qui symbolise le ciel, s’ajoute le 4 image du monde terrestre borné par les quatre points cardinaux. Trois et quatre représentent donc l’association du ciel et de la terre, tout comme trois fois quatre symbolise la totalité de la création : les 12 mois de l’année, les 12 tribus d’Israël, les 12 travaux d’Hercule…

.

Ma transformation est donc à l’image de l’équerre. Par ses 2 côtés de l’angle droit, elle matérialise l’horizontalité et la verticalité et correspond donc à 3 évènements : Travailler sur soi-même, c’est le petit côté, puis remonter,  s’élever et  travailler s’ouvrir vers l’extérieur pour le côté 4, et enfin le côté 5 pour une redescente en soi, pour « intérioriser » les expériences et enseignements vécus.

Descendre en soi-même, puis remonter et s’élever, puis enfin faire rejaillir ses expériences sur les autres !

L’équerre contient en elle seule les 2 outils fondamentaux que sont : le fil à plomb du grade d’apprenti et le niveau du grade de compagnon. Elle est la synthèse des 2 grades.

La rotation de l’équerre autour de son axe vertical donne un volume : le cône.

Ce volume géométrique est pratique pour développer ma pensée sur le sens de notre existence. Au dessus des êtres humains un point de lumière blanche, une étoile qui symbolise l’esprit pur, réceptacle de toutes les énergies. A partir de cette étoile, des rayons lumineux qui inondent une surface et forme un cône de lumière. Cela correspond à la rotation de l’équerre sur son axe vertical. Elle dessine sur le plan, un cercle ou un disque à l’aide de son petit côté, celui qui est horizontal.

La lumière est le lien qui unit les plans entre eux. Elle est dans tous les plans, aveuglante dans les plans supérieurs, sa clarté diminue au fur et à mesure de sa descente vers les plans inférieurs. La lumière se retrouve à chaque niveau, cause puis effet. Cette matrice contient la matière première, la pierre de fondement, la particule élémentaire, comme le photon en physique qui en se déplaçant à la vitesse de la lumière annule le temps.

Plus de temps, la particule naît et meurt en même temps. Elle défie notre imagination et va au-delà du concevable ! Ce photon est peut-être notre guide  pour nous faire découvrir un autre fonctionnement de notre univers ou envisager l’existence d’autres « plurivers ». C’est la 4ème dimension, le temps qui peut-être nous rend aveugle à d’autres vérités.

Au dessous, à la verticale de l’étoile, le disque de lumière, qui reçoit les rayons. Ce disque amortit la force des vibrations, il concentre leur dispersion, pour qu’il puisse émettre. Il sert en quelque sorte de filtre.

Au commencement était donc la lumière passage de l’invisible au visible et support de son compagnon le verbe caché dans ses replis.

Au dessus de l’étoile, la lumière matérialise l’inexprimable. La lumière de la vérité suprême qui ne peut être atteinte par les yeux de l’esprit, tout comme les yeux du corps ne peuvent soutenir les rayons du soleil. Cette énergie reste inaccessible !

Chacun reçoit la lumière proportionnellement à son niveau d’éveil.

Le but de la quête est donc de donner à cette étincelle reçue l’impulsion nécessaire à sa remontée.

La concentration, l’introspection, la méditation, les livres sacrés, les grands penseurs sont autant d’outils pour aider cette étincelle à remonter vers son foyer d’origine.
De niveau en niveau, l’ascension peut se faire selon la capacité de chacun à recevoir et à distribuer la lumière.

Si l’initié atteint un niveau élevé, il n’est plus seulement réceptacle de la lumière, mais il devient lumineux lui-même, il fait partie intégrante de celle-ci.

Me voici donc, à la dernière étape, et devant mon dernier jardin de côté cinq et dont l’inscription : « le temps du jugement et de la réflexion », me fait légèrement hésiter : suis-je vraiment prête ? Est-ce le bon moment ?

Des allées de gravier blanc dessinent une magnifique étoile flamboyante au centre de laquelle trône un bassin en forme de Pentagone, rempli d’une eau cristalline qui protège la lettre G. Au bord du bassin, une fontaine en forme de pierre polie se mire dans l’eau. Tout en me promenant j’essaye de répondre aux trois questions :

Qu’ai-je appris ?            Qu’ai- je compris ?           Qu’ai- je vécu ?

J’ai appris que le chiffre cinq est le nombre du compagnon,  ce nombre est matérialisé par le grand côté du triangle rectangle, appelé hypoténuse. Le triangle 3, 4, 5,  permet d’obtenir un angle droit parfait, il fait donc partie de l’équerre. Les anciens utilisaient une corde à 13 nœuds pour dessiner des angles droits parfaits : 12 intervalles, 3+4+5, et 13 nœuds, le dernier nœud venant se poser sur le premier. Dans nos ateliers on retrouve cette découverte fondamentale pour la construction des édifices sous la forme de la houppe dentelée.

Autre figure de géométrie, très importante également : c’est l’étoile dont les cinq branches symbolisent la réflexion  du compagnon qui doit être dirigée vers ce caractère quinquénaire.

Elle est révélée au cours de la cérémonie d’élévation, bribe par bribe, pendant toute la cérémonie, pour apparaître achevée à la fin de celle-ci. C’est le temps fort de ce moment. C’est pour moi la preuve, que l’étoile accompagne, guide, et peut-être protège le compagnon au cours de ses pérégrinations.

Mais, quelle était la signification profonde de ce symbole dans le passé ?

  1. L’étoile à cinq branches était : « le Pentagone de la connaissance », cher aux pythagoriciens qui l’appelaient  aussi le Pentagramme ou le pentacle.

Il était a leurs yeux l’emblème du microcosme, auquel sont restés fidèles les occultistes du Moyen Âge et de la Renaissance.

Ce pentagramme était le symbole de la santé, de l’amour, et de la perpétuation, car il était lié pour sa construction au nombre d’or. Le Pentagone est, le premier polygone qui implique le nombre d’or.

Il est naturellement devenu le signe de ralliement des  pythagoriciens.

  1. L’étoile de la nativité,  suivie par les mages, ne symbolise pas seulement la venue au monde du Christ, mais aussi la venue de la lumière qui éclaire les hommes, ainsi que le verbe, autre science fondamentale de la lettre G. Dans notre loge, c’est de l’Orient que nous vient la lumière pour éclairer nos travaux
  2. La lettre G est l’initiale en tout premier du mot, géométrie (la cinquième science). On peut lui trouver d’autres interprétations comme : gravitation, gnose,  génération, génie. Nous apprenons les 5 significations de la lettre G, serait-ce là ;  «  la quintessence du compagnonnage ? » Pourtant celle que je préfère est le mot « graal » qui est une invitation à la transcendance. Commencer une quête revient à pénétrer dans une forêt dense et obscure sans aucun chemin  tracé. Chacun d’entre nous doit créer un chemin pour réussir cette traversée. Les embûches sont  nombreuses. Certains vont s’arrêter dans la première clairière, convaincu d’avoir rencontré le Graal. Ils deviendront prisonniers de l’illusion, du paraître, de la considération. Tous les destins sont différents, mais quelques- uns finiront par trouver ce fameux Graal, ce lien qui unit le SOI au TOUT. La quête éternelle de l’Esprit Humain.

Si l’on se réfère au temple de Salomon,  la lettre G remplace le tétragramme sacré, objet des spéculations des kabbalistes chrétiens de la renaissance.
Aujourd’hui le symbole qui nous est parvenu, l’étoile contenant dans son coeur la lettre G est devenu unique.

Dans la loge, l’étoile flamboyante, est un sommet d’un triangle dont les deux autres sont le soleil et la lune.

Pourquoi se trouvent ainsi réuni dans la loge, sous la voûte étoilée, les éléments du Cosmos, et la lettre G ?

Parce que la lettre G peut très bien convenir au Grand architecte de l’univers, c’est-à-dire à la lumière primordiale d’où procède l’univers que nous connaissons et que nous aimons.

Cet univers si justement pensé par Simone Weil qui écrit : « L’Univers où nous vivons est un tissu de relations géométriques, et la nécessité géométrique est celle à laquelle nous sommes soumis comme créatures, enfermées dans l’espace et le temps. »

Le symbolisme de l’étoile flamboyante et de la lettre G rejoint le symbolisme du centre. Centre de l’univers à partir duquel la géométrie ordonne les éléments dans leurs justes proportions.

Il est donc aussi le centre de la loge, d’où rayonne la lumière, qui illumine les frères et soeurs.

Centre enfin de chaque frère et soeur dans la loge, de chaque homme ou femme dans le monde qui possède en lui l’étoile flamboyante.

Lien entre l’être humain, et la nature, avec le centre qui est l’auteur de l’un et de l’autre.

C’est une étincelle de lumière divine, avec laquelle le Grand architecte de l’univers forge nos âmes.

Grâce à ses rayons nous pouvons distinguer, connaître et pratiquer la vérité et la justice.

J’ai compris que l’étoile flamboyante me permet aussi d’étudier la géométrie sous un autre angle. De reprendre sa construction à la règle et au compas, d’y retrouver le nombre d’or nécessaire à la construction de ses côtés. De comprendre que les études mathématiques que j’avais entreprises pouvaient contribuer également à ma quête spirituelle.

Ce que je pensais être totalement séparé et indépendant pouvait me servir. Travailler en profondeur sur moi-même. Elever des ponts entre les 2 hémisphères de mon cerveau, de nouvelles connexions pour de grandes explorations, aussi bien vers le bas pour mieux me connaître que vers le haut pour m’élever, mieux connaître les autres, en un mot grandir en spiritualité.

Aujourd’hui je suis un compagnon apaisé et heureux.

Il me reste plein de choses à faire et à découvrir et c’est tant mieux

Je crée mon chemin, je continue de tailler ma pierre de la rendre plus lisse afin d’atténuer cet ego qui n’est que notre personnalité apparente, illusoire et éphémère qui m’encombre dans ma démarche.

J’espère pouvoir, un jour, accorder toutes mes vibrations, franchir les portes qui ouvrent sur d’autres mondes. De pouvoir entrer en résonance avec les innombrables ondes émanant de notre environnement, vivant et respirant, puis avec le cosmos lui-même. Je ne suis pas que matière, je suis surtout vibrations.

Mon temps de compagnonnage m’a permis de comprendre que je vis mon existence physique pour que mon énergie soit traduite en sensations, en pensées et en émotions. En retour je peux puiser à volonté dans cet océan immense d’énergie primordiale à l’aide de mon 6ème sens : l’intuition.

Là est le secret.

Toute ma planche pourrait tenir dans cette simple phrase :

A mon entrée en franc-maçonnerie, je voulais être aimée, aujourd’hui, j’aime aimer.

MB


MB

 


One Comment


  1.  



Leave a Response