Random Article

 
A voir
 

 
3
Posted 3 octobre 2012 by arlet12 in Franc-Maçonnerie
 
 

L’encens


Encens : ce terme réunit 2 notions que nous avons traitées précédemment: purification par le feu et la notion de sacré avec l’autel des serments.

L’ encens est nécessairement lié au feu par son étymologie ( du latin “incendere” ) et par son mode d’utilisation.

Les encens participent du caractère sacré dans tous les rituels religieux, ésotériques ou traditionnels à travers les âges :

 –      Les Mayas Quiché se servent de l’encens « le Copal » dans toutes leurs cérémonies religieuses pour mettre en fuite les mauvais esprits. Son emploi provient de rites de fécondation liés au cycle lunaire.

–      En Egypte, « le Kyphi », encens brûlé en l’honneur du dieu Rê, est un parfum sous forme solide. Il est composé de 10 à 50 ingrédients: miel, cannelle, bois de santal, myrrhe etc…Cette dernière, la myrrhe, est utilisée aussi comme boisson lors des initiations égyptiennes, mélangée au vin. Connue en Egypte depuis plus de 4000 ans, elle est aussi utilisée pour les embaumements.

–      Dans la pensée celtique et dans les rites de la Chine antique on retrouve le rôle purificatoire de la fumée d’encens. On retrouve cette même fumée d’encens qui sert à la méditation dans les méthodes bouddhiques.

–      En Amérique Centrale, la fumée de l’encens, comme le nuage, est une émanation de l’Esprit Divin (nuage et fumée sont 2 mots apparentés dans ces langues). Concrétisé dans le rite du faiseur de pluie qui élève vers le Ciel des nuages de fumée.

–      Dans le Nouveau Testament, les mages (Melchior, Balthazar et Gaspard) apportent la myrrhe, l’or et l’encens. Offrir ces présents à  l’enfant Jésus, c’était reconnaître sa divinité.

–      Très tôt, la religion catholique l’a donc incorporé à tous les moments des rites liturgiques : processions, messes, bénédictions.

Le symbolisme de l’Encens relève à la fois de celui de la fumée et de celui du parfum.  L’encens est chargé d’élever la prière vers le Ciel. Il associe l’homme à la divinité, le fini à l’infini, le mortel à l’immortel

Dans notre loge, Sur l’autel des serments, se trouve un brûle parfum. A l’ouverture des travaux, le VM.°. y verse 3 cuillerées d’encens qu’il enflamme aussitôt en prononçant ces mots : « Que ce parfum de suave odeur, apaise nos âmes, atténue nos passions et qu’il nous rende fraternels les uns pour les autres, en élevant nos esprits et nos cœurs. ». Cette fragrance permet aux F.°. et S.°. qui ont laissé leurs métaux en dehors du temple,  de pacifier leurs âmes, d’aller au plus profond de leur cœur pour participer à une forte fraternité. L’élévation de la fumée, le parfum qui enveloppe la loge, la clarté de la lumière primordiale, tous les symboles de l’autel des serments  doivent contribuer à donner un sens à notre quête commune de spiritualité.

          L’encens est là pour élever le niveau vibratoire.

Au terme de cette recherche sur les différentes étapes de l’initiation, sur les transformations de l’impétrant par les 4 éléments : la terre du cabinet de réflexion, puis les purifications par l’eau, l’air et le feu, nous remarquons que cette mutation s’opère par nos 5 sens. Et cette transformation nous la revivons à chaque tenue.

          L’odorat. Nous savons le pouvoir des odeurs, phénomène sur lequel nous n’avons pas d’emprise. L’encens agit sur notre corps mais aussi sur notre subconscient et atteint les corps subtils de notre être. En franchissant la porte du temple c’est la première chose que nous partageons.

          La vue. A l’initiation, on nous retire le bandeau pour nous donner la lumière. A chaque tenue, on allume successivement les lumières qui « éclairent la loge » ;

         L’ouie : c’est la musique qui accompagne à plusieurs reprises les moments de recueillement ; c’est aussi la voix du VM qui reprend les termes de la Création, le Verbe. Ce sont aussi tous les apports de nos SS et FF quand « la parole circule ».

         Le toucher. Lorsque nous formons la chaîne d’union, nous quittons nos gants et avons un contact direct avec nos FF et SS. Autre moment de contact : les baisers échangés. On pourrait aussi parler du toucher sans contact : le magnétisme qui se dégage de l’égrégore.

        Le goût . A l’issue de la tenue nous nous retrouvons pour les agapes. Même si elles ne sont pas rituelles dans notre rite, nous savons qu’elles sont le prolongement nécessaire de cette tenue.

Ainsi, ce sont ces sensations vécues ensemble qui vont nous permettre à tous d’être en symbiose et qui vont engendrer l’égrégore.

Arlet12


arlet12

 


3 Comments


  1.  
    argonaute

    Bonjour
    L encens est souvent utilisé comme générique
    Dans le cas des rois mages il correspond à l’oliban ´solaire ´ tandis que la myrrhe est un parfum lunaire
    Lune plus soleil ouvrent la voie du milieu sur l’arbre des sephiroth puisqu’ils correspondent à yesod et tipheret

    L encens des églises est je pense un mélange d’oliban de myrrhe et de santal

    Amitiés eric




  2.  
    argonaute

    Santal ou plus souvent du benjoin:)
    Eric





Leave a Response